Identités, minorités: vivre et agir ensemble dans la diversité
L’égalité, en dignité et en droits, de tous les êtres humains est un principe intangible affirmé dès l’article premier de la Déclaration universelle des droits de l’Homme. Pour autant, ce principe universel se trouve, en permanence, confronté à la diversité humaine qui a toujours été et reste une réalité de nos sociétés, soit comme le résultat de l’histoire et de la géographie (peuples, nations, ethnies, communautés…), soit comme la conséquence de caractères et/ou de choix plus personnels (familles philosophiques ou religieuses, orientations sexuelles…). Avec cette diversité, s’expriment régulièrement des revendications nées de l’affirmation d’identités individuelles ou collectives.
Une identité, c’est-à-dire « un système structuré, différencié, à la fois ancré dans une temporalité passée (les racines, la permanence), dans une coordination des conduites actuelles et dans une perspective légitimée (projet, idéaux, valeurs). Elle [l’identité] coordonne des identités multiples associées à la personne (identité corporelle, caractérielle...) ou au groupe (rôles, statuts...). » L’enjeu de la mise en œuvre concrète des droits de l’Homme est donc d’arriver à concilier le principe d’égalité de tous les êtres humains, universel et abstrait par essence, avec le respect des identités multiples et parfois contradictoires.
Ce combat pour l’universalité des droits de l’Homme est d’autant plus d’actualité que, face à la crise économique, il existe un risque de repli identitaire, sur des bases réelles ou fantasmées, de certaines catégories de population, communautés ou groupes d’individus, en réaction à ce qui est perçu comme un nivellement, voire comme un déni de ce qui fonde leur spécificité. Ce repli peut aller, dans certains cas extrêmes, jusqu’à la haine de tout ce qui est différent de soi et jusqu’à la violence.
Adame Ba Konare
Introduction : présentation des intervenants ; voir la vidéo
Virginia B. DANDAN, membre du Comité des droits économiques, sociaux et culturels des Nations unies (Philippines) ; voir la vidéo
Alim SEYTOFF représente Rebiya KADEER, vice-president de l'Association américaine des Ouïghours et porte-parole officiel du Congrès mondial ouïghour ; voir la vidéo
Jose Antonio BENGOA, anthropologue et historien, vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies (Chili) Thème de sa communication : L'émergence indigène dans l'Amérique latine : importance et défis (La emergencia indígena en América Latina: importancia y desafíos) ; voir la vidéo
Adolphe Minkoa SHE, professeur et doyen de la faculté des Sciences juridiques et politiques de l’Université de Yaoundé II (Cameroun) ; voir la vidéo
Adame Ba KONARE, historienne, fondatrice-présidente de l’association Mémoire-Afrique, ancienne « première dame » du Mali ; voir la vidéo
Régis de GOUTTES, membre et ancien président du Comité pour l’élimination de la discrimination raciale des Nations unies (CEDR), membre de la Commission nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH), 1er avocat général honoraire à la Cour de cassation (France) ; voir la vidéo
Walter Benn MICHAELS, auteur de La diversité contre l’égalité (USA) ; voir la vidéo
Débats entre le public et les intervenants ; voir les vidéos

