Geneviève Garrigos
présidente d’Amnesty International (France)
Le choix pour le citoyen découle de la liberté d’expression
« Beaucoup pensent au politique lorsqu’ils entendent parler de liberté d’expression. Or, la liberté d’expression s’applique à tous les champs possibles : la philosophie, la religion, l’orientation sexuelle…
Depuis de nombreuses années, la notion de liberté d’expression a été utilisée par la société civile pour dénoncer les violations des droits de l’Homme, pour réclamer et exiger que les droits soient davantage mis en œuvre par les Etats.
En 1998, il y a eu la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme au moment du 50ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme. A partir de ce moment là, on a reconnu beaucoup de droits à ces défenseurs qui, à travers le monde, défendent ceux dont les droits sont gelés. Mais depuis, il y a eu le 11 septembre et on a commencé à restreindre la liberté d’expression. A la base, la mécanique mise en place concernait plus particulièrement le terrorisme mais elle s’est élargie. Même en Occident, la liberté d’expression a commencé à s’éroder.
On ne peut pas parler de processus démocratique s’il n’y a pas de liberté d’expression. »

